Histoire vraie !
Allo docteur en 2018:
allo, cabinet médical, je voudrais un rendez-vous avec le docteur X mon médecin traitant (obligatoire).Secrétariat ; le docteur est en vacances, il ne reprend que dans 8 jours.
Patient ; pas grave donnez moi rendez-vous avec son remplaçant, c’est pour mon renouvellement de médicament.
Secrétariat ; a, mais il n’a pas de remplaçant, je peux vous marquer un rendez-vous dans 12 jours à 15 h
(5 docteurs au centre médical) dans cette attente comment je fais il faut que j’aille aux urgences pour une simple ordonnance ?
C’est quand même beau le progrès avec toutes les connexions que nous avons aujourd’hui?…
En 1958 :
allo docteur ! (a non il n’y avait pas de téléphone,) alors on prenait la voiture ! (a non il n’y avait pas de voiture,) alors on prenait la bicyclette et l’on se pointait sans rendez-vous dans la salle d’attente, chez son médecin de
Famille (a l’époque) et a son tour on repartait avec l’ordonnance, toujours a bicyclette en passant par la pharmacie et nous étions bien servi. Pour le retour au domicile.
Cela dit, je ne veux pas enlever tout le progrès qu’a fait la médecine en 60 ans pour soigner, soulager et guérir toutes ces nouvelles maladies graves.
Mais au niveau du service de proximité pour le peuple que nous sommes?…


Eh oui, nous pourrions en écrire des anecdotes sur les docteurs de famille 60 ans en arrière, que beaucoup ont oublié, et que les plus jeunes n’ont pas connu, en commençant par les naissances, le docteur de famille venait faire les accouchements à la maison. Cette pratique a été réduite à partir des années 50, mais c’est toujours le docteur de famille qui participait à l’accouchement et souvent il transportait la patiente à la clinique avec sa propre voiture, le service des ambulances n’était pas encore développé comme aujourd’hui.
Et même au retour il passait au domicile pour rassurer la grand-mère qui gardait les autres enfants.
Il est vrai qu’il ne fallait pas déranger le docteur pour un petit bobo, il y avait toujours un remède de grand-mère pour soulager une petite colique ou une douleur quelconque, mais parfois avec un peu trop de fièvres au matin, il fallait faire passer le docteur à la maison. Comme il n’y avait pas de téléphone, il fallait le faire appeler de l’épicerie du village, qui était la seule, équipée d’un téléphone. Si cela n’avait pas l’air trop grave, l’épicière accrochait un chiffon devant la porte, et si le docteur passait par là il s’arrêtait pour demander chez qui il fallait qu’il aille, et suivant la couleur du chiffon c’était pour un docteur ou pour l’autre.
Cela était pour éviter que le docteur ne revienne chez lui pour avoir une autre adresse d’un malade, nous étions encore loin du Tél. portable. C’était souvent son épouse qui faisait fonction de secrétariat. Ils passaient la plus grande partie des matinées à faire des consultations à domicile à cette époque-là.
Par la suite, j’ai le souvenir qu’ils avaient installé une espèce de gros talkie-walkie fixe dans leur voiture qui faisait hurlé le klaxon pour être rappelé quant ils étaient en visite.
Et pour une situation qui semblait plus grave on allait frapper à sa porte au milieu de la nuit, il se déplaçait rapidement, et lui seul diagnostiquait s’il fallait hospitalisé ou pas, souvent une seule piqûre ou un médicament qu’il avait dans sa sacoche calmait le malade.
Ce qui de nos jours éviterait pour beaucoup les engorgements des urgences dans les hôpitaux.
Le métier de docteur de famille était une vocation qui s’est bien dégradée de nos jours.